Le participe, le gérondif, l'adjectif verbal
et la proposition participiale

Le participe
Le participe a trois temps : parlant : présent ; parlé : passé ; ayant parlé : passé composé
 
La formation du participe présent
Le participe présent se forme
à l'aide de la forme nous de l'indicatif présent:
nous parlons : parl-ons => parlant
nous nous asseyons : assey-ons => nous asseyant
3 exceptions :
être => étant / avoir => ayant / savoir => sachant
L'utilisation du participe présent ou du participe passé composé. Pas de en !
Le participe présent ou participe passé composé
sert à modifier un nom, ou un pronom tonique.
Il a la valeur d'un adjectif mais il est invariable:
La cigale, ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvue...
Lui, se croyant le plus fort, passa à l'attaque sans voir que...
Elle, se sachant la plus intelligente, décida de se taire.
Il a fait venir ses soldats marchant déjà depuis deux jours. ("marchant déjà depuis deux jours" est épithète de "soldats".
Notez que le "groupe participe" (ayant chanté tout l'été/se croyant le plus fort/se sachant la plus intelligente) peut se placer devant ou derrière le mot qu'il modifie.
Ayant chanté tout l'été, la cigale.../Se croyant le plus fort, lui, passa.../Se sachant la plus intelligente, elle, décida... Faites attention aux virgules !
Notez aussi que le "groupe participe" ne peut pas modifier un pronom sujet : Je, tu, il, elle, on, nous, vous, ils, elles.
Le participe présent peut s'employer pour exprimer la cause :
Ayant faim, il est allé à Proctor.
(Parce qu'il avait faim, il est allé à Proctor.)
Le participe présent peut s'employer pour remplacer la relative qui :
Les hommes portant une veste rouge doivent se mettre à droite, les autres à gauche. ("portant une veste rouge" est épithète de "hommes".
Les hommes qui portent une veste rouge doivent se mettre à droite, les autres à gauche.
 
La formation du participe passé
Le participe passé se forme
à l'aide de l'infinitif présent du verbe :
parler : parl-er => parlé
finir : fin-ir => fini
entendre : entend-re => entendu
Notez qu'il existe beaucoup d'exceptions. Pour cela cliquez ici.
L'utilisation du participe passé
Le participe passé s'utilise dans tous les temps composés derrière les verbes auxiliaires avoir ou être :
J'ai mangé. Elle aurait fini. Ils étaient partis...
Que nous nous soyons souvenus... Après être parties, elles...
Notez que le participe passé n'est pas invariable !
Le participe passé s'utilise comme adjectif en apposition
à un nom, à un pronom sujet ou à un pronom tonique :
Pourtant adoré de Juliette, Roméo s'est donné la mort.
Fatiguées par une longue journée de travail, elles se sont vite endormies.
Lui, aimé, qui attend Barbara sous un porche, ne sait pas qu'il va pleuvoir des pleurs, de l'acier, du sang.
Notez que le participe passé n'est pas un adjectif. C'est une forme verbale suivi de compléments.
Les participes passés (
adoré/fatiguées/aimé ) ont comme sujet compris le sujet des verbes principaux.
Difficulté
Après les verbes de perception (voir, regarder, entendre, écouter), on utilise de préférence un infinitif en français :
Il écoute les enfants chanter.
Elle regarde son ami nager.
 
Le gérondif
Le participe a deux temps : en parlant : présent ; en ayant parlé : passé
 
L'utilisation du gérondif
Le gérondif s'emploie comme complément à un verbe et exprime une circonstance.
Il répond le plus souvent à la question comment ?
Il est entré dans la salle de classe en trébuchant.
Elle a traversé la rue en courant.
Nous sommes montés à l'étage en courant.
Notez que les gérondifs (en trébuchant/en courant/en courant ) ont comme sujet compris le sujet des verbes principaux.
Notez aussi que la préposition anglaise qui marque le mouvement se transforme en verbe principal en français. Voir l'encadré suivant.
Le gérondif s'emploie pour exprimer la simultanéité :
Il a traversé la rue en chantant.
(Il a traversé la rue et il a chanté en même temps.)
On peut renforcer la simultanéité en utilisant tout en + verbe en ant : Il a traversé la rue tout en chantant.
Le gérondif s'emploie pour exprimer une contradiction ou une concession :
Il a voté tout en se disant anarchiste.
(Il a voté bien qu'il se dise anarchiste)
Notez que tout en peut renforcer la simultanéité ou exprimer une concession.

Difficultés
Les prépositions anglaises qui marquent un mouvement deviennent les verbes principaux en français et le verbe principal anglais devient un gérondif en français :

Le train entra en gare en pouffant.
Il est descendu au rez-de-chaussée en courant.
Il a traversé la rue en courant.

Le gérondif précédé de l'adverbe tout souligne
soit la simultanéité des deux actions, soit une contradiction :
Elle travaille tout en écoutant la radio. (simultanéité renforcée)
Tu as participé aux élections tout en te disant anarchiste. (contradiction)
Notez que les gérondifs (en écoutant /en te disant ) ont comme sujet compris le sujet des verbes principaux.
 
L'adjectif verbal
La formation de l'adjectif verbal
 
L'adjectif verbal a la même formation que le participe présent mais, comme c'est un adjectif, il est variable :
filant(s), filante(s) ; courant(s), courante(s)
 
L'utilisation de l'adjectif verbal
L'adjectif verbal se place toujours derrière le nom qu'il modifie :
Des étoiles filantes ; de l'eau courante ; un homme aimant
 
Comment distinguer l'adjectif verbal d'un participe présent
adjectif verbal
participe présent
Ouf ! Il était agrippé à la main courante du tapis roulant.
La Belle au bois dormant s'est piqué le doigt à la quenouille d'une vieille dame filant sa laine.
Distinguer un participe présent d'un adjectif verbal est utile si l'on veut éviter de faire des fautes d'accord.
En effet, le participe présent est invariable alors que l'adjectif verbal s'accorde avec le nom qu'il modifie. Pour reconnaître l'un de l'autre, regardez si le participe présent peut prendre des compléments. Exprimant une action, il peut avoir les mêmes compléments qu'un verbe. Pas l'adjectif.
 
La proposition participiale
Une proposition participiale est une proposition qui a comme verbe un participe (présent, passé composé ou passé) et comme sujet un sujet différent du sujet du verbe principal.
Ce qui constitue la proposition participiale
un sujet et un participe (avec ou sans complément) :
Le chien montrant ses crocs, je me suis dépêché de claquer la grille.
Le temps s'étant mis au beau, il nous a été possible de sortir le bateau.
Le chat parti, les souris dansent.
Faites attention à construire la participiale avec son propre sujet. Sinon vous serez amené à construire des phrases absurdes.
*A peine allongé sur son lit, le réveil s'est mis à sonner (le réveil ne peut pas se trouver allongé sur son lit !).
 
L'utilisation de la proposition participiale
pour remplacer une proposition subordonnée de cause
introduite par la conjonction parce que :
Al Gore ou John Kerry ont une place reconnue, l'intelligence étant une qualité qui peut servir les politiciens.
pour remplacer une proposition subordonnée de temps
introduite par la conjonction quand :
Novembre venu, nous saurons enfin avec quel candidat s'identifient les Américains.
 

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